Crédit Immobilier de France : Entre flou et incertitude, l’errance continue

Publié le vendredi 7 décembre 2012,
par FT

Le dossier CIF (Crédit Immobilier de France) n’avance pas. Le PDG du Crédit immobilier de France (CIF), Michel Bouvard, continue pourtant de militer pour la création d’une nouvelle entité qui succèderait au CIF.

2
0
0
0

CIF : 2 400 collaborateurs restent dans le flou le plus total sur leur avenir. La banque spécialisée dans le prêt social ne connaît toujours l’issue de son sauvetage de la faillite de l’été dernier par l’Etat. Entre reprise partielle par la Banque Postale, ou création d’une nouvelle entité, aucune décision n’a été pour l’instant choisie.

Vers la création d’une nouvelle entité ?

Après avoir déjà annoncé, mi-octobre, le renforcement de son offre de prêt social à l’habitat, la Banque Postale a précisé mercredi ses ambitions. Elle prévoit d’accorder un milliard d’euros de prêts à cette clientèle en 2013 et vise même "près de trois milliards d’euros à terme".

Dans sa communication, elle ne mentionne pas le principe de création d’une nouvelle entité, qui avait pourtant été validé par l’Elysée à l’issue d’une réunion fin novembre.

La Banque Postale et le CIF : C’est Je t’aime, moi non plus !

"La Banque postale est globalement sur le même discours depuis quelques mois : elle considère avoir la capacité de faire les prêts à une partie de cette clientèle par elle-même", a commenté M. Bouvard en réaction à cette annonce.

"Je ne doute pas de la bonne volonté de la Banque postale. Ce que je dis depuis plusieurs mois, c’est que nous sommes sur un métier spécifique", a-t-il ajouté.

"Si on reste dans l’idée de faire uniquement avec le réseau de la Banque Postale, je pense qu’on sera moins efficace et que cela prendra plus de temps", a estimé l’ancien président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts.

"J’espère que les discussions qui doivent se poursuivre permettront d’aboutir à la création d’une entité spécifique", a déclaré l’ancien député UMP. "Ce n’est pas simplement une préoccupation par rapport au CIF, c’est aussi lié à la capacité de la Banque postale de réussir un métier nouveau", a-t-il fait valoir.

Mêmesi le projet d’une entité n’est pas mû que par cette préoccupation, M. Bouvard a concédé qu’il permettrait "également" de reprendre davantage de salariés du CIF que ce que propose, en l’état, la Banque Postale (jusqu’à 300 sur 2.400).

"Nous sommes convaincus que l’expertise qu’adéveloppée le CIF est un savoir-faire irremplaçable", a déclaré M. Bouvard.

En cas d’absence d’avancée, le pire serait demandé : le choix de l’exécutif

En cas d’impasse dans les discussions, le PDG du CIF a estimé qu’il faudrait que l’exécutif tranche.

Crédit Immobilier de France : Entre flou et incertitude, l’errance continue banque, Immobilier, finance Super Livret