Livret A : La hausse du taux début 2012 ne fera pas que des heureux !

Publié le mercredi 21 décembre 2011,
par FT

Le livret A devrait connaitre une nouvelle hausse en février et s’établir entre 2,5 et 2,75%. une nouvelle qui pourrait bien être très néfaste aux différents placements d’épargne qui ne sont pas défiscalisés ! Explications...

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Le livret A pourrait atteindre 2,75% en février 2012 !

Avec une [a[inflation]a] en 2011 qui devrait atteindre les 2,5%, le [a[livret A]a] devrait subir une nouvelle hausse comprise entre 2,5 et 2,75% en février 2012.

Pour rappel, le taux du livret A est calculé quatre fois par an (15 janvier, 15 avril, 15 juillet et 15 octobre) à l’aide d’une formule prenant en compte la moyenne mensuelle de l’[a[Euribor]a] 3 mois, la moyenne mensuelle de l’Eonia et le taux d’[a[inflation]a] des 12 derniers mois "hors tabac", auquel on ajoute un quart de point.

[(Une hausse qui devrait se répercuter sur l’ensemble des placements réglementés, [a[Livret A]a], Livret B, [a[Livret bleu]a], [a[LDD]a], Livret jeune, Livret d’épargne populaire.)]

Si cette augmentation est une très bonne nouvelle pour l’ensemble des Français titulaire d’un Livret A ( plus de 60 millions de livrets A sont ouverts en France ) elle devrait être en revanche beaucoup moins appréciée par les banques et les assurances.

Pourquoi les banques voient la hausse du livret A d’un mauvais oeil ?

- La course aux dépôts, pour un bilan comptable plus avantageux !

Taux du livret A sur 2011 : Des hausses de taux qui font grincer des dents les banquiers ! Les banques, tout compte fait, n’apprécient pas tant les hausses de taux du livret A que cela ! En effet, le livret A est un placement épargne bien spécifique. Seule une partie des dépôts du livret A est considérée comme dépôt pour la banque, le reste étant centralisé par la CDC. Or, afin d’atteindre les dernières contraintes réglementaires, les banques doivent maximiser leurs encours en dépôts dans leur bilan. C’est pourquoi, les banques préfèrent encourager l’épargne sur leurs produits maison, ainsi chaque euro versé est directement comptabilisé dans leur bilan.

- La rémunération du livret A pour les banques n’est si attractive que les produits maison

L’Etat rémunère les banques pour la gestion des livrets A. Certes, il s’agit d’un non-sens total, mais c’est historique ! Ce livret A, si cher au coeur des Français est la première niche fiscale de France ! Placement ô combien affectif pour les Français, aucun politique ne pourra dévisser le précieux livret de son piédestal.

Le livret A rapporte globalement moins aux banques qu’un placement maison. Par ailleurs, le livret A étant le même partout, quelque soit la banque choisie, difficile de fidéliser un client sur ce produit. A l’inverse un produit maison aura des caractéristiques propres, sur lequel un lien de fidélité pourra être tissé entre le client et sa banque.

Assurance-vie : la guerre bientôt déclarée ?

En effet, avec un taux à 2,75% défiscalisé, les autres produits d’épargne proposés par les banques ou les assurances vont avoir une très sérieuse concurrence !

Ainsi que ce soit les super-livrets, les comptes à termes ou n’importe quel autre [a[placement]a] soumis à l’impôt, le livret A pourrait devenir un sérieux concurrent.

Mais c’est assurément l’[a[Assurance-vie]a] qui joue gros dans cette affaire puisque les rendements sont en très nette baisse en 2011 et devraient s’établir en moyenne autour des 3%, un rendement très inférieur à celui du livret A puisque l’[a[assurance-vie]a] n’est pas complètement défiscalisée.

Une aubaine pour les [a[fonds euros]a] les plus jeunes qui bénéficient de taux proches des 4% pour 2011. La hausse du livret A pourrait donc bien sonner l’ouverture d’une véritable guerre entre les différentes assurances-vie, et sonner le glas des [a[fonds euros]a] les moins performants sur le marché.

Seul frein manifeste, le plafond des versements sur le livret A qui sont limités à 15 300 euros, une somme très rapidement atteinte, mais qui peut être contournée en ouvrant un livret A pour chacun de ses enfants.

En attendant, février, une chose est sûre, le monde de l’assurance-vie tremble et espère bien que le nouveau taux ne sera que de 2,5% !