Livret A : Le doublement du plafond des versements prendra du temps, les mises en garde se multiplient !

Publié le mardi 15 mai 2012,
par FT

Livret A : Le doublement du plafond du livret A à 30 600 € (au lieu de 15 300 € actuellement) prendra sans doute beaucoup de temps ! Les banques ne pourront pas changer leur configuration rapidement et les mises en garde sur les équilibres actuelles à respecter entre les différents placements se multiplient. La dernière en date, celle du gouverneur de la Banque de France....

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Réforme du Livret A : Il va falloir du temps !

Le doublement du plafond du [a[Livret A]a], que souhaite mettre en place le nouveau président François Hollande, devrait être réalisé en laissant aux banques et assureurs le temps de s’ajuster sans être mis sous tension, a expliqué lundi le gouverneur de la [a[Banque]a] de France, Christian Noyer.

"Ce qui est traditionnellement la recommandation de l’Autorité de contrôleprudentiel (ACP, régulateur des banques et des assureurs), c’est que les évolutions soient conduites de telle sorte qu’elles laissent le temps aux établissements de s’adapter", a commenté M. Noyer, qui est également président de l’ACP.

Il s’agit ainsi d’"éviter de créer des situations de tension, que ce soit dans le secteur de la banque ou de l’assurance, avant tout, in fine, pour le bon financement de l’économie française".

Concrètement, le doublement du plafond, porté de 15.300 à 30.600 euros, inciterait vraisemblablement des épargnants à délaisser l’[a[assurance-vie]a] ou des produits d’épargne bancaire dits de bilan (principalement livrets d’épargne fiscalisés et comptes à terme) pour privilégier le Livret A.

Doublement du plafond du livret A : Un jeu de vases communiquants entre les différents placements épargne ?

Les banques seraient ainsi privées d’une partie de leurs ressources, tandis que les assureurs pourraient être déstabilisés parune baisse de leurs encours d’assurance-vie et se voir contraints de vendre des actifs dans de mauvaises conditions.

Pour M. Noyer, "il faut que le financement suive ce qui est effectivement le besoin de financement du secteur du logement social". Or, "aujourd’hui, nous avons, me semble-t-il, un rythme de financement du logement social qui est contraint par l’offre plus que par les financements", a-t-il ajouté.

"Si les pouvoirs publics décident et réussissent à développer l’offre comme ils le souhaitent, il faudra que le financement soit adapté et suive", a-t-il dit.

Fin 2011, le montant des prêts accordés par le [a[fonds]a] d’épargne, émanation de la Caisse des dépôts (CDC) qui centralise une partie des dépôts de l’épargne réglementée (Livret A, Livret de développement durable et Livret d’épargne populaire), atteignait 133,1 milliards d’euros dont 118,3 pour le seul logement social.

A la même date, le total des dépôts de l’épargne réglementée centralisés par la CDC était de 222,5 milliards.