Livret A : le point sur la réforme

Publié le jeudi 23 août 2012,
par FT

Hausse du plafond, modification de la fiscalité... Quels sont les changements effectués sur notre cher livret A et qui en profite vraiment ?

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Livret A : le plafond en hausse de 25%

Le plafond du [a[livret a]a] va être augmenté de 25%, une hausse qui a été annoncé mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le but : donner un coup de pouce à l’épargne des Français en leur permettant de placer davantage sur le livret le plus populaire de l’Hexagone.

Le plafond passera donc de 15 300 à 19 125 € mi-septembre. Une seconde hausse de 25 % est prévue d’ici à la fin de l’année.

Parallèlement le [a[ldd]a] voit aussi son plafond augmenter. Il doublera en passant de 6000 à 12 000 € mi-septembre.

Livret A : la fiscalité reste la même

On craignait une fiscalisation des sommes déposées au-delà de l’ancien plafond, finalement il n’en sera rien.

Selon Jérôme Cahuzac interviewé ce matin sur BFM TV :"Il n’est pas prévu de modifier cette fiscalité dérogatoire, il s’agit d’une épargne populaire et qui sert à financer les logements sociaux. Il serait absurde, au moment où nous avons l’intention de doper la construction de logements sociaux, d’en modifier le régime".

Le gouvernement a tenu à clarifier rapidement ces intentions concernant la fiscalité du livret A afin de ne pas faire naître une nouvelle polémique sur le sujet.

Réforme du livret A : a qui profite la hausse du plafond ?

Le relèvement du plafond du livret A profite à ceux qui peuvent y placer des sommes pouvant atteindre le nouveau plafond : les épargnants les plus aisés. Car pour le moment, seul 9% des titulaires de livrets A ont atteint le plafond de 15.300 euros et la moitié des livrets ont un solde inférieur à 150 euros.

les banques sont "perdantes" dans cette affaire car les sommes placées sur le Livret A, ne sont comptabilisées que partiellement dans leur bilan. Elles craignent de devoir transférer des dépôts depuis les produits d’épargne qu’elles proposent pour tenir les engagements qui leur sont demandés dans le cadre de la législation "Bâle III".

Dans un communiqué, la Fédération bancaire française (FBF) a d’ailleurs dénoncé "une mesure à contre-emploi" jugeant qu’elle aurait "un impact négatif sur la capacité des banques françaises à financer l’économie"

Parmi les perdants, n’oublions pas l’Etat car toute les sommes supplémentaires déposées ne sont pas fiscalisés. cela fait environ 2 a 3 milliards d’euros de dépôts qui se feront au détriment des [a[livrets bancaires]a] ou de l’[a[assurance-vie]a]. Et donc qui ne seront pas soumis à une imposition qui aurait fait du bien aux caisses d’État.

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