Produits financiers et développement durable : Vers un étiquetage vert des placements ?

Publié le lundi 25 juin 2012,
par FT

L’association les Amis de la Terre a demandé lundi au gouvernement français de rendre "obligatoire" un étiquetage développement durable des produits financiers pour permettre aux épargnants d’évaluer l’impact de leurs placements sur l’environnement.

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Les Amis de la Terre veulent un étiquetage vert des produits financiers !

"C’est l’un des engagements non tenus du Grenelle de l’environnement", affirme l’association dans un communiqué.

Les Amis de la Terre s’alarment de la dissolution d’un groupe de réflexion où plusieurs acteurs de l’assurance travaillaient sur le sujet, deux ans après l’abandon par les Caisses d’Epargne d’un affichage "vert" expérimental.

"Cet abandon de l’étiquetage développement durable démontre malheureusement l’échec programmé des initiatives volontaires d’entreprises", selon Juliette Renaud, chargée de campagne aux Amis de la Terre.

Entre 2008 et 2010, l’étiquetage expérimenté par les Caisses d’Epargne permettait d’informer les clients "des caractéristiques des produits financiers qui leur étaient proposés selon trois critères : le risque financier, le degré de responsabilité sociale et environnementale dans la sélection des activités financées, et l’impact sur le climat de ces activités", explique l’ONG.

La décision de cesser l’expérimentation "est d’autant plus inexcusable que la crise financière a magistralement démontré l’absence et la nécessité d’une transparence des produits financiers", ajoute-t-elle.

Depuis plusieurs années, les Amis de la Terre évaluent l’impactdes banques sur le climat non seulement à travers la consommation d’énergie de leurs bâtiments ou le transport des salariés, mais aussi en prenant en compte les émissions de CO2 des secteurs dans lesquels elles investissent.

L’association avait publié en novembre 2010 le "premier classement carbone des grandes banques françaises".

Cette initiative a "permis de démontrer de façon concrète et à grande échelle qu’il était possible d’imposer une traçabilité des produits financiers", estime Yann Louvel, référent sur le sujet aux Amis de la Terre.

C’est pourquoi l’ONG se tourne aujourd’hui vers le gouvernement pour lui demander que "l’étiquetage développement durable soit également rendu obligatoire pour tous les produits financiers".