Sortie de la Grèce de la zone Euro : Les assureurs moins exposés aux pertes que les banques, pour de mauvaises raisons !

Publié le jeudi 21 juin 2012,
par FT

Sortie de la Grèce de la zone euro : L’agence de notation Fitch rappelle que les assureurs seront moins exposés que les banques en cas de sortie de la Grèce de la zone euro. En effet, les assureurs pourront partager leurs pertes avec leurs clients, les épargnants, les banques ne le pourront pas !

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Sortie de la Grèce de la zone euro : Les assureurs pourront rattraper une partie de leurs pertes auprès de leurs clients !

L’agence de notation Fitch Ratings juge les assureurs moins exposés que les banques à une sortie de la Grèce de la zone euro, en raison notamment de leur possibilité de partager les pertes avec leurs clients.

Dans un communiqué diffusé mercredi, Fitch rappelle que les notes de tous les pays de la zone euro seraient placés sous surveillance négative si l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de l’Union monétaire prenait de la consistance, ce qui ouvrirait la voie à leur abaissement.

Même si les pays dits périphériques (Chypre, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) seraient en première ligne pour une révision à la baisse deleur notation, les autres pays de la zone euro seraient aussi menacés en cas de contagion importante, ajoute l’agence.

Or, souligne Fitch Ratings, assureurs et banques sont liés à des degrés divers aux Etats.

Pour un peu plus d’un tiers des banques de la zone euro, la note dedette à long terme intègre un éventuel soutien public, ce qui signifie que l’abaissement de la note d’un pays aurait des conséquences sur celle des banques.

Les assureurs sont eux exposés à travers leurs portefeuilles d’investissement, qui contiennent des obligations d’Etats.

"Toutefois, nous nous attendons à ce que la possibilité pour les assureurs-vie de faire peser des pertes sur leurs clients soit une circonstance atténuante face à une chute des marchés financiers", indique l’agence de notation.

Les assureurs peuvent ainsi puiser dans la provisionpour excédent (PPE), une réserve alimentée au fil des exercices pour assurer la pérennité des contrats d’assurance-vie. C’est grâce à ce mécanisme qu’ils ont pu limiter l’impact de l’effacement d’une partie de la dette grecque.

Les banques, pour leur part, pourraient rencontrer desproblèmes de liquidité en cas de panique bancaire ou si elles n’avaient plus accès aux marchés.

"Nous anticipons une réponse forte de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne pour contenir des retraits massifs en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et d’une contagion d’ampleur", fait valoir Fitch Ratings.

L’agence de notation avait noté lundi que la victoire de la droite pro-européenne aux élections législatives en Grèce éloignait le spectre d’une sortie du pays de la zone euro.